“J’ai un corps, je suis charnelle, j’ai des cernes, et le cinéma européen me permet de l’imposer”

Avec son instinct du play et sa presence charnelle, el peut tout jouer. The actress presents two films at Cannes, Crimes of the future de David Cronenberg et al. Un beau matin, de Mia Hansen-Löwe. Un parfait équilibre pour l’égérie Vuitton au sommet de son art.

Il se murmure qu’au début du mois de mars, au moment où sortait The story of my woman d’Ildico Enyedi, Léa Seydoux played the role of Catherine Deneuve, playing with love for her son. C’était une première. Et il faut entender dans ce message de la reine Deneuve quelque selected d’un pass de relais entre deux actrices que beaucoup de Chooses rassemblent: une form de sensualité intraitable, faite d’audace et d’élégance, des cheveux d’or, un amour farouche, bravore, du cinéma d’auteur, un rayonnement international indéniable. Surtout, l’une comme l’autre appartiennent à cette catégorie d’actrice qu’Arnaud Desplechen, qui les a dirigées, appelle avec toute l’admiration du monde des “cinemast actresses”, caste special de celles qui peuvent prétendre aussi au titre d’Auteure, en ce qu’elles font circuler de film en film non pas la même selected, toujours la même selected, ce serait si ennuyeux, mais une idee de la femme, d’une femme, celle-là et pas une autre, que chaque film devoile un peu plus.

Cette année encore, Léa Seydoux nous frappe dans deux film, Crimes of the future this matinee. L’un est signé d’un des plus grands cinéastes au monde, le Canadien David Cronenberg, l’autre d’un des grands espoirs du cinéma contemporain, la Française Mia Hansen-Løve. Les deux film Seront in Cannes. Le Cronenberg sorts in the hall at the pace of memes. Quand on l’appelle pour en parler, un samedi après-midi, Léa Seydoux in New York. Un rayon de soleil matinal envahit la piece. Hello Lea…?

En video, L’histoire de ma femme, la bande-annonce

Madame Figaro .– Avant de parler de votre Double Actualité à Cannes, je voudrais revenir sur votre Cannes, l’an passé, cette event manquée…
Leah Seydoux. Avoir quatre film en compétition comme l’an dernier, c’est une selected qui n’arrive pour ainsi dire jamais, et voilà… j’ai attrapé le Covid en plein tournage d’Un beau matin, A film about Mia Hansen-Löw that was shown at Cannes last year in the style of Kenzen. At the tournament in danse le Epahd, in danse le hopito. J’ai su que j’étais Positive au moment de partir pour Cannes. Soudain, je suis chez moi, à Paris, devant Internet, privée de cette rencontre, unique entre des film dont j’étais extrêmement fière et le dehors. Et la… on deviant fataliste. (Pleases.) La vie a choise.

À Cannes 2021, the revival of cinema, c’était un symbole fort, celui d’une vie qui pouvait reprendre…
Le cinéma est toujours du Côté de la vie. C’est pourquoi être tenue loin de ce retour à la vie me semblait absurde. Personnellement, je n’aime pas quand les Chooses deviennent morbides, dans l’amour, dans le travail, dans l’amitié – pourtant on s’y countere tous les jours: on tous des moment où on est happés par le néant. Être actrice, ça aide a les traverser, c’est indéniable. Le métier d’actrice a quand même ceci de particulier: vous habitez un personnage durant huit semaines, et soudain vous le faites mourir… Peut-être est-ce pour m’en défendre, mais j’ai l’impression de jouer de film en film un seul personnage, à qui je prête des émotions et des traits de caractère qui sont les miens. Et ce personnage se balade. Ce sont des variations de moi. Mais effect, quand on fait un film, on s’offre entièrement, at met de l’espoir de l’energie, et ensuite on en est dépossédé. Il faut apprendre à vivre avec ca. Il ya un côté petite mort la-dedans.

Y at-il un remède à cela?
Tourner vite d’autres films. Tenter de chooses différentes. Crimes of the future a film by David Cronenberg made for me. This is a powerful film. C’est une métaphore sur ce que c’est qu’être un artiste aujourd’hui: notre rapport de plus en plus physique, charnel, sexuel, a la souffrance, a la transcendence. C’est une fierté de participer à l’uvre d’un tel cinéaste. Les grands metteurs en scène, quand on les rencontre, ça a toujours quelque selected d’exaltant, et en même temps d’assez abstrait. On se requiree ce qu’ils sont de train de fabriquer qu’eux seuls voient. Là, for example, le film pouvait sembler opaque à la seule, script lecture, et je me requireais comment il allait rendre ça à l’image. C’est un sense que j’aime beaucoup: ne pas tout savoir à l’avance, ne pas tout comprendre à l’avance non plus, cela rend les tournages passnants.

Léa Seydoux, la Cover Story

Le film est sur le corps, ses modifications, le post-human, l’inquiétante étrangeté. Sur le plate, au quotidien, pour vous qui devez jouer ces inhabituelles scènes inhabituelles, ça se traduit comment ?
Cronenberg fait peu de prises. Sur un Scénario Qui est dense, irrealiste, et que je dois jouer dans une langue qui n’est pas la mienne. Donc, c’était par moment assez déroutant.

On avait surtout envie de vous dire que dans ce film vous êtes à votre place, dans la continuité des roles que vous avez joués pour Arnaud Desplechen (Trompery ) or Wes Anderson (French dispatch ): extreme présence physique, presque érotique, the irony of distance, se serve du langage comme une arme…
La question de la place aujourd’hui au cinéma, pour une actrice, c’est devenu complexe.

Donc, être à sa place, c’est de ne surtout pas en avoir?
Non, je ne dirais pas ça non plus. C’est de la faire bouger, sa place, la faire voyager, d’unenation à l’autre, avec ce que ça veut dire de méthodes de travail différentes, choisir si on le peut des projets qui évitent la redite. J’ai le privilège de pouvoir faire les films que j’aime. Ils not pas force l’unanimité, je ne fais pas les plus commerciaux non plus, je n’ai jamais reçu un César, mais j’ai quand même l’impression d’être au bon endroit. Même d’un point de vue géographique: je tourne avec des auteurs venus du monde entier, et je vois qu’on m’autorise plus de liberté en tant qu’actrice française.

Il y aurait un statut particulier de l’actrice française?
Oui… Mes amies actrics americaines le savent bien, elles qui sont soumises à davantage de pression de la part des agent, de l’industrie, de ce qui fait Hollywood. The box office decides what to do next, and the films are more honest. Plus an incredible encore, d’avoir un physique qui ne soit pas control par l’industrie. J’ai un corps, je suis charnelle, j’ai des cernes. Je n’ai pas envie d’effacer ça. Et le cinéma européen me permet de l’imposer. Paradoxalement, c’est pourtant le cinéma hollywoodien qui m’a appris à aimer des corps qui portaient des signes de vie: le corps de Marilyn Monroe, le corps de Liz Taylor, le corps de Gena Rowlands, on peut entender la vie qu’ il ya derriere, les fêlures, les doutes. C’est emouvant.

Marilyn Monroe corpus, Liz Taylor corpus, Jena Rowlands corpus, about what life is, what you have behind you, les fêlures, les doutes. C’est emouvant

Lea Seydoux

C’est dans cette optique, par instance, que vous avez tourné l’an passé France, de Bruno Dumont, film presque signé à quatre mains, montrant jusqu’à l’absurde le côté parfois monstrueux, hors sol, de la célébrité ?
Oui, c’est un film que j’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup. Il provoque des reactions tranchées, toujours intéressantes.

France, c’était un adieu à la France, au cinéma français?
No, on the contrary! (Pleases.) La preuve, a Cannes, je serai dans Un beau matin, a film by Mia Hansen-Löwe, in which she toured with Melvil Pupo, Nicole Garcia, Pascal Greggory. C’est un film qui interroge la France, en Prize avec les deux années que l’on vient de vivre, le milieu des soins, le pass des générations. C’est génial de passer de ce film qui interpelle directement la France à un Cronenberg body art futuriste tourné à Athènes avec des acteurs internationalaux. Mia Hansen-Løve me donnait à respirer un air que je connais bien, des questions dont j’entends parler, des émotions identifiées, que je partage avec des acteurs que je connais aussi: il ya un sense de grande familiarite. J’arrive à Athènes, et là, je me sens déplacée, je ne suis plus dans ma zone de confort, le scénario décrit des corps qui ne sont plus les nôtres, les decors sont organiques, et je joue face à des acteurs, Viggo Mortensen, Kristen Stewart, which is a common thing he has. My technique, c’est précisément de ne pas avoir de Technique et de miser sur l’instinct, pour que chaque film soit encore le premier. Ce qui fait que j’ai énormément le trac sur les tournages… mais je tiens à cette volonté farouche de ne pas me reposer sur mes autoismes, donc je cherche en jouant. De mon point de vue, j’aime redement mes premières prises, je tâtonne, je cherche en direct, c’est brouillon. Mais face à Cronenberg, qui n’aime pas faire beaucoup de prises, ça oblige à chercher différemment. Le tournage à l’étranger, avec des acteurs formés ailleurs, c’est souvent pour moi une invitation à surmonter tout ce qui me bloque, et au final, je sais que c’est là où je sors ce que j’ai de meilleur . Mais sur le moment, c’est intensément difficile.

C’est une façon de tester ce qu’on a pu appeler votre toujours hallucinante capacité d’adaptation?
Disons que j’aime être déplacée. Help me, inventor.

La mode vous deplace aussi?
I trust Witton. Il ya avec Nicolas Ghesquière, comme avec confident cinéastes, un dialogue qui s’invente au fur et à mesure des collections, des vêtements.

À écouter: editorial podcast

Le prochain voyage, c’est quoi?
A film by Bertrand Bonello La Beth, que nous devions tourner with Gaspard Ulliel. (Long silence.) Le film va se tourner à la fin de l’été. Je suis contente que l’on poursuive le projet. La disparition de Gaspard nous a soudes. J’ai Tourné Trois Films with Bertrand Bonello, at se connaît depuis 2008, mes débuts, mais la disparition brule de de Gaspard nous rapprochés. Il n’y a plus cette hiérarchie, qui existse toujours entre un ou une cinéaste et ses acteurs. Mais là, il ya cette chose the incomprehensible qui nous a frappés, et qui nous oblige à penser les Chooses différemment. Gaspard in été l’un des grands acteurs de ma generation. There are no downstream cruising filmographies. Il part, et on s’aperçoit qu’il avait cette reserve naturelle, cette pudeur qui faisait que l’on n’osait pas le déranger entre les tournages. On repoussait le temps d’être aussi des amis intimes. Il etait comme ça. Avec une part de mystère à laquelle il tenait, qui lui permettait de respirer entre les film, d’exister autrement que comme un acteur qui fait passer toute sa vie à l’image.

Sa disparition a change quelque chose dans votre rapport au cinéma?
Je ne sais pas si c’est lie. Là, c’est vrai, je n’ai pas envie d’enchainer les tournages. J’ai besoin de prendre un peu de time flows for me. Je souhaite travailler pour des cinéastes qui vont mobiliser un très fort désir, sur des projets qui défient un peu ma façon de jouer. J’ai envie de vivre, de ne surtout pas être que dans la fiction. J’en ressens le besoin, même si c’est pour nourrir l’actrice, après.

Crimes of the future de David Cronenberg. May 25 outing.

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