“Si Kim Kardashian est une icône, je suis la reine d’Angleterre”

Elle est très atue a Cannes, dans masquerade, comedy by Nicolas Bedos. In a retro bathroom Peter von Kant de Francois Ozon, who provided an exclusive photo of this session. Dans la peau de Marilyn, Dietrich et Garbo, l’actrice est troublante. Tant de correspondence entre ces stars absolues…

Elle nous donne rendez-vous à deux pas de la Comédie-Française, à Paris, un quartier qui lui va bien. Elle est là, en avance, perdue au premier étage d’un cafe où tous les relations of convergent sur son visage à découvert, le visage d’Ajani, sans lunettes noires ni chapeau, tout simplement belle. Elle est douce, drôle, Son Intelligence en Alert Permanente, Son Disours Limpide Avec ses Avis Tranchés, sans raccourcis, et Son Vocabulaire d’une d’une Precision au Laser.

C’est une icône, et elle s’en fiche Comme de son premier contrat. C’est pourtant ce que lui font jouer deux réalisateurs qui la remettent au center de l’échiquier du cinéma: elle est une actrice dans Peter von Kant de François Ozon, avec Denis Menochet, mais aussi dans masquerade, comedy by Nicolas Bedos, out-of-competition presentation at the Cannes Film Festival, with Pierre Ninet (not a fan), Marin Vacth, Emmanuelle Devaux and François Cluzet.

Pour Ozon, Isabelle Adjani is the most brilliant in the world, revisited by Rainer Werner Fassbinder. La tentation était alors grande pour le réalisateur de passer en revue quelques icons iconiques qu’il aime lors d’une séance photo speciale: Marlene Dietrich, l’Allemande, Greta Garbo, la Suédoise, et Marilyn Monroe, l’Hollywoodienne, not on célèbre cette annee les 60 ans de sa mort. Ajani, an actress with unique multiple identities, playing metamorphosis with delight.

“Marilyn is the best friend who loves the heart”

“Une femme dans une somptueuse robe noire est déjà sur le plate au moment où les spectateurs entrent, on la découvre à contre-jour. Elle se trouve au center d’une metallique, an installation that looks like the Tour de Babylon on Laquel, does not have four film projectors. Le noir se fait dans la salle, des nappes de son et de musique se font entender tandis que des flashes de lumière intense entrecoupés de noir sculptent l’espace… On entend sa voix au téléphone, qui est-elle ? My-meme? Marilyn Monroe ? Le deuce? Aukun? Qu’est-ce donc? Du théâtre, une cérémonie païenne, un poème en prose?

Dance Le Vertige Marilyn, texte d’Olivier Steiner, que j’ai commencé à jouer en France et bientôt à l’étranger, je dis qu’elle est comme une sœur, petite ou grande, selon les moments. C’est la star matricielle, Dixit Edgar Morin. Olivier Steiner eu cette idée de me rendre coautrice en allant puiser dans certain de my interviews écrites, devenues des moments of confession, se prolongeant sur scène dans an incredible dialogue with Marilyn.

on video, Marilyn Monroe Mysteryla bande-announcement

C’est aussi une creation réalisée en partenariat avec la Maison Dior, qui m’a confectionné à l’identique cette robe de velours noir, au dos nu, que Marilyn portait lors de ce que l’on a appelé la dernière séance avec le photographer Bert Stern, in July 1962. Identical clothes, confessions, authentic women and people kept secret, echoes de l’une in outre, de moy en ale, and parfois d’el en moi, la traversée du Styx qui nous sépare, de la mort vers la vie, de la vie vers la mort…”

François Ozon projette l’ombre de Greta Garbo sur mon personnage»

“Juste avant le début du tournage, François Ozon m’a demandé de prendre la pose en Garbo pour illustrer mon personnage dans Peter von Kant, an Art Nouveau film, a tribute to Fassbinder’s cinema. Garbo, c’est l’inquiétante étrangeté d’une femme qui transcende le féminin – sans le trans-genrer -, elle est le travesti parfait, un objet de fascination pour les hommes et pour les femmes. Roland Barthes écrivait qu’elle était comme une page blanche, qu’elle avait un Visage sur lequel on pouvait inscrire ce qu’on voulait.”

Marlene Dietrich du Côte de la Liberte Farouch»

“Connaissez-vous sa version de Ne me quitte pas en allemand? Elle est déchirante, ça déchire Brel, c’est aussi puissant que Nina Simone. “Bitte, geh’nicht fort!“Je t’en prie, ne t’en va pas!” “Bitte, geh’nicht fort! Laß’ mich nicht allein. Wenn du mich verläßt, stürzt der Himmel ein. “Je t’en prie, ne t’en va pas! Ne me laisse pas seule. Quand tu me laisses, le ciel s’effondre. C’est une merveille. Dance Peter von Kant je chante en allemand, et sur la couverture d’un disque, j’apparais métamorphosee en Marlene. C’est une is a great interpretation of quand elle chante, quand elle joue, elle minéralise, mais c’est une pierre volcanique qui serait aussi tranchante que l’arrête d’un silex. Au-delà de sa filmography, j’aime les visages de Marlene: la femme chaleureuse et libre dans sa vie privée, la femme masculinity in his engagements against Nazism, et cette femme magnétique découverte à travers les photos de la collection du galeriste Pierre Pasebon .”

Cinephilia? Un mode d’être»

“Quand j’entends le mot cinéphilie, je pense au livre d’Andre Bazin, Qu’est-ce que le cinema?, I think of a surte in Truffaut, I think in Deleuze, I think in fashion de vie. On peut vivre en cinéma, penser cinéma, manger cinéma, dormir cinéma. Ce n’est pas une activité ou un gout particulier, la cinéphilie, ce n’est meme pas un amour, c’est un mode d’être. J’envie Celles et ceux qui ont su et pu vivre ainsi. My Existence is the perfect model for Douglas Sirk’s melodrama. (Pleases.) Il ya cette the phrase si émouvante de Duras: “À reason de l’écriture, j’ai été très Absente dans ma vie.” Je pourrais dire qu’à call du cinéma, de ce metier d’actrice qui est aussi un art, j’ai loupé pas mal de pans d’existence. Mais on pourrait dire également qu’à call de la vie, ma vie, j’ai pu ne pas me rendre à des rendez-vous du cinéma. Le cinéma, pour moi, est ce qui donne tant mais prend aussi. Une epitaphe qui m’irait bien? Avec elle, le cinéma et la vie se sont fait concurrence.

Quand j’entends le mot cinéphilie, je pense au livre d’André Bazin, Qu’est-ce que le cinema?I think of the Truffaut surte, I think of Deleuze, I think of the fashion de vie

Si Kim Kardashian est une icone, je suis la reine d’Angleterre»

“Si Kim Kardashian est une icône, je voudrais être plus fine sociolog et sémiologue pour sonder ces phénomènes des Influencers et Effectiveuses et de toute l’économie Narcissique des Réseaux Sociaux, réseaux perpétuellement soucieux du nombre de Followers. Avec plus de gravité, si Kim Kardashian est une icône, l’argent est vraiment devenu Dieu…”

J’adore quand des inconnus nous font perdre de notre superbe»

“Ce qui me renverse dans le jeu d’un acteur ou d’une actrice, c’est quand il ou elle vous échappe, vous perd dans son personnage, quand vous oubliez son nom et tout ce que vous savez d’elle ou de lui: il, elle, vous a bien eu! Ce pouvoir est décuplé quand il s’agit d’un ou d’une inconnue. J’ai ressenti ça récemment avec cette jeune actrice, Selen Assaf, a new set in the TV series Marlo, et avec une des protagonistes de la série Euphoria, Hunter Schafer. J’ai see l’episode danse lequel na la voit échanger avec ca psy, et elle m’a tuée! J’adore quand des inconnus nous font perdre de notre superbe, nous remettent à notre place d’acteur parmi d’autres acteurs. C’est comme la fascination pour une star, c’est tomb en amour de quelqu’un qu’on ne connaît pas encore. C’est fou ce que les fictions de l’acteur peuvent creer en nous de realités.”

J’ai observé quelques échantillons de la mithologie de la star hollywoodienne déjantee»

“J’ai le souvenir d’une soirée “traversée de l’écran”, donnée à Hollywood by Gregory et Veronique Peck dans leur sublime maison, où étaient réunis Elizabeth Taylor, Frank Sinatra, Sidney Poitier, Michael Douglas, etc. Il y avait aussi Marlon Brando, personnage tellement déroutant, presque inquiétant. Je me souviens qu’il avait chez lui quelques échantillons de la star hollywoodienne déjantée: une collection de petitsautomates façon Manneken-Pis, avec lesquels il aimait jouer comme un grand enfant. La plupart des biographies, qui dressent des Stars of Stars qui ont basculé, sont des portraits of children déchus, comme le film de Jerry Schatzberg, porté par Faye Dunaway (Portrait of a small child, NDLR). Hollywood, great Babylon, est toujours là. Le fantôme de l’acteur Existe à Travers les trajectoires tragiques d’un sublime River Phoenix à un sublime Philip Seymour Hoffman. Ils expriment tout au long de leur vie, puis ils expirent, c’est tout.

Masquerade fait aussi la peinture de deux figure de l’éternel féminin: la prédatrice, que je me suis amusée à composer, et la creature sexy, à laquelle aucun homme ne résiste, interpreted by the Ferry Marine Vacth. Et Bedos recrea la femme! »

Une farandole de gens detestables qu’on adore detester»

masquerade, de Nicolas Bedos representing Cannes, dépeint l’histoire de gens coupables de tout, irécupérables, dont les vies se télescopent comme dans une comédie, mais s’entrechoquent jusqu’au drame. Nicolas Bedos is filming with a virtuoso farandole among disgusting people who hate him. C’est noir and c’est plein de soleil. Mon personnage, Martha, est une actrice dont la carrière se conjugue au passé, ce qui la rend odieuse et cruelty, sans l’empêcher d’avoir des accents tendres et malicieux, ce qui la sauve peut-être. Masquerade fait aussi la peinture de deux figure de l’éternel féminin: la prédatrice, aux crocs acérés et lvres rouge baiser, que je me suis amusée à composer, et la creature sexy, solaire, diaboliquement séduisante, à laquelle aucun homme ne résiste, interpretation Par Marine Vacth, éclatante. Et Bedos recrea la femme!”

À écouter: editorial podcast

Selon les années, une actrice peut être faite, ou défaite par Cannes»

“Cannes, this is violence and passion. Au bord de l’agoraphobie, comment garder sa Respiration Intente? L’evénement est spectaculaire, une gloire française, c’est aussi un défilé des Apparences auxquel on n’échappe pas, qu’on sache se prêter à ce jeu ou pas, qu’on soit prête ou pas. Il m’est arrivé d’être la-bas avec l’assurance souveraine de la présidence du Festival, mission confiée en 1997, il m’est aussi d’aller la-bas sans être prête, neither physique nor morality, ce qui fiche un sacré coup de bambou! Selon les années, une actrice peut être faite par Cannes, ou défaite par Cannes. Quand je pense que Marilyn n’y a jamais mis les pieds… Vous savez, Cannes, c’est comme le soleil, mieux vaut avoir un bon écran total… Vive le cinéma!”

Peter von Kantde François Ozon, sortie on 6 July. Masqueradede Nicolas Bedos, sortie 1uh november. Diane de Poitiersune minisérie de France 2, diffuse en October.

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